Serveuse h25

Portrait

Final


« J’ai toujours voulu faire ce métier. J’y ai fait mes premiers pas à 16 ans en faisant des études dans la restauration. Aujourd’hui je gagne 3 000€ par mois. C’est 2 300€ de salaire et 700€ en pourboires qui sont chaque mois déposés à la banque, mais qui ne sont pas délarés. Pour obtenir une telle somme, je travaille beaucoup : 12h par jour et 5 jours par semaine. Cela m’a permis de voyager et de trouver facilement du travail aux Etats-Unis et en Asie. Cela m’a aussi permis de mettre de l’argent de côté. Mais ce rythme est érintant. A la trentaine le corps commence à montrer les premiers signes de fatigue.

C’est aussi un travail qui ne se termine pas à la fin du service. Nous sommes au contacte du client et beaucoup nous racontent leurs problèmes, ce qui se passe dans leurs vies. Et ces clients, on les croise à l’extérieurs, comme si finalement, on était toujours au travail… »

Réadaptation d’une discussion avec une serveuse parisienne.

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Directeur de Celio

Descriptif

Final

Dans cette enseigne, il est facile d’être promu. Un employé pourra passer de simple vendeur, à premier-vendeur ; ensuite être directeur-adjoint, puis finalement obtenir le poste de directeur de magasin. Il y a une réelle possiblité et une facilité de progression pour celui qui fait ses preuves.

Ces facilités sont contrebalancées par les conditions de travail d’un directeur. Tout d’abord, un directeur de magasin doit chaque jour réaliser un chiffre d’affaire déterminé. Comme dans tous les commerces, l’un des moyens pour assurer cet objectif est l’exposition des produits. En l’espèce, il s’agit surtout des produits en vitrine. Pourtant un directeur n’a aucun pouvoir quant aux produits à exposer ; qui lui sont en fait imposés.

Il faut ajouter qu’un directeur de magasin est faiblement payé par rapport aux responsabilités afférentes. Il est à peine plus payé qu’un vendeur. Les primes sur les ventes sont très faibles. Un directeur pourra être payé 1 600€ net après 10 ans de service. Et pourtant, il subit une très grosse pression hiérarchique. Chaque jour de travail, il reçoit à l’ouverture et à la fermeture du magasin des coups de téléphone du directeur régional.

Le chiffre a-t-il été réalisé ? S’il n’a pas été réalisé, quels en sont les motifs ? Comment y remédier ? Le chiffre a été réalisé, mais 7 des 10 consignes n’ont pas été remplies, pourquoi ?

Et s’il a la malchance d’être le dernier responsable de magasin à être appelé ce jour là par le directeur, l’attente pourra être longue. Il pourra attendre une heure après la fermeture du magasin pour recevoir l’appel. Sans être payé bien sûr. De même, à la demande du directeur régional, il sera amené à remplacer un salarié absent, alors même que tous les autres membres de l’équipe seront présent. Un remplacement gratuit bien sûr.