Installateur d’oeuvres d’art pour LP Art

Descriptif

Horace Vernet, iChefs arabes en conseil ou Le Négociateuri LP Art est une entreprise spécialisée dans le transport d’oeuvres d’art. C’est le leader français et le second en Europe. De manière générale, la mission d’un transporteur d’oeuvres d’art est triple : installer, désinstaller et transporter les oeuvres artistiques. Mais les journées d’un installateur ne sont jamais les mêmes : elles dépendent du client (musée, particulier, galerie d’art, fondation ou institution publique) et de l’oeuvre d’art elle même (tableaux, sculptures, meubles, vêtements de mode…). L’installateur d’oeuvre d’art suivra une formation d’une semaine. Elle conduira à la délivrance d’une habilitation aéroportuaire. Elle lui permettra aussi de connaître le fonctionnement du coffre-fort de l’entreprise qui est très particulier, en effet, rentrer dans le coffre-fort implique de ne plus être considéré comme étant sur le territoire français, mais d’être en zone internationale. Cela lui permettra également d’être informé sur tout ce qu’implique se saisir d’une oeuvre. Installateur d’oeuvre d’art est un métier de responsabilité, l’installateur peut être amené à manipuler des oeuvres de grande valeur. Il saura ainsi tout ce qui pourrait altérer la qualité d’une oeuvre et tout ce qui concerne sa propre responsabilité : un tableau ne doit pas subir de chocs thermiques, il doit être conservé à une température de 18° , de manière constante et sans interruption, par conséquent même un contrôle de police ne donne pas le droit ou en tout cas empêche l’ouverture du camion; la durée pendant laquelle une oeuvre d’art est assurée se compte en heures ; aucun assureur ne couvre la totalité de la valeur d’une oeuvre d’art, seulement la moitié… La mission d’installation consiste souvent en la mise en exposition d’une oeuvre d’art. L’installateur pourra aller chercher une oeuvre au dépôt d’un musée, pour la placer en salle d’exposition. Si c’est un tableau qui doit être installé, il devra le centrer sur un mur, ce qui est une plus difficile que ça ne semble l’être. La pose nécessite minutie et précision ; avec prise de mesures et degrés d’angles. Alors que plus rarement, chez un particulier, installer une oeuvre, pourra en fait consister à déplacer un meuble de valeur d’une pièce à une autre. Avant qu’il ne soit transporté, l’objet est mis en sécurité. Plus précisément, une oeuvre de petites dimensions sera « tamponnée », c’est-à-dire que l’installateur devra l’emballer en portant des gants spécifiques avec un nombre de couches de protection variable selon l’oeuvre. Mais en règle générale, pour tous les autres cas, l’oeuvre sera conditionnée dans une caisse hermétique, de vrai bois et construite sur-mesure et bénéficiera de toutes les sortes de couches de protection.  Ces caisses sont très coûteuses : une caisse de 1m² qui aurait la profondeur nécessaire pour y déposer un tableau serait facturée 1 000€. Quand un objet est transporté en camion, le véhicule est banalisé et, il est bridé à 130 km/h. Afin de parer à toutes éventualités, les camions sont débridés pour les transports d’oeuvres de grande valeur (ex : tableau de Picasso estimé en millions d’euros). Mais dans ce cas, l’installateur sera escorté par des policiers armés et cagoulés. Si les oeuvres d’art peuvent être transportées partout en France, elles peuvent aussi l’être vers l’étranger. Dans ce cas, l’oeuvre peut soit être réceptionnée par une autre entreprise locale ou être accompagnée à chaque étape du voyage par un installateur de LP Art. Cela conduit l’installateur à aller dans de nombreux pays, tels que l’Angleterre, l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg ou la Hollande. Les destinations les plus exotiques, comme dernièrement Haïti, sont attribuée aux plus anciens employés. Sur place l’employé est logé et nourri aux frais de la société. Pour le transport en avion, l’installateur arrive d’abord en camion dans une zone aéroportuaire, la zone cargo. Cette zone est un passage obligé pour toute activité de fret. Chaque colis est alors transporté sur un chariot élévateur et est éventuellement analysé. Passée la zone cargo, l’oeuvre franchit la frontière pour se situer en zone internationale en vue d’être chargée en avion. L’installateur doit suivre l’oeuvre dont il a la responsabilité, c’est à cet instant que l’habilitation aéroportuaire prend son sens. Car, toute personne doit détenir une autorisation pour quitter le territoire. L’habilitation aéroportuaire va donc permettre à l’installateur d’assister au chargement de son oeuvre. Le chargement dans l’avion s’effectue sur le tarmac. La désinstallation est le simple opposé de l’installation : il s’agit de retirer une oeuvre exposée. Un installateur d’oeuvre d’art chez LP Art est payé 1 600 net par mois pour 39h de travail par semaine. Les installateurs fonctionnement par binôme. Cela permet de toujours avoir une autre personne pour constater ce qui se produit. Il est a noté que ce métier est assez éreintant pour le salarié. L’appel a un personnel extérieur est très exceptionnel. Il a lieu lorsque les charges sont extrêmement lourdes. En général LP Art embauche ceux qui ont de l’expérience dans les métiers de l’art, comme les ripeurs, ceux sont chargés de la logistique dans les musées. Mais peuvent aussi être recrutées des personnes qui ont de l’expérience dans des domaines manuels : les charpentiers, les ébénistes…

Chauffeur de taxi

Portrait

taxi « J’avais acheté une licence à crédit pour être taxi à Paris, mais mon but était de travailler suffisament pour pouvoir en avoir une en Essonne. Mais les taxis, c’est une sorte de mafia. Quand tu veux une licence, il faut toujours se ramener avec des valises. Des dessous de table. A Paris la vente de licence est très contrôlée, dans les autres cas, c’est comme ça. J’essayais donc de réunir 30 000€ en liquide pour me payer cette nouvelle licence. Il m’arrivait souvent de me battre pour garder ma recette. Il y a des taxis qui refusent de prendre certains clients sur la base de la couleur de leur peau, moi je ne le faisais pas. Un jour j’ai pris 3 clients. La course se passait très bien, ils étaient plutôt sympatiques. On discutaient, ils étaient drôles. Ils m’ont demandé de les déposer au fond de leur cité. Avec du recul, je pense que je n’aurai pas dû les amener aussi loin. Ils m’ont braqué. Je pense qu’ils l’ont fait pour impressionner les gens de leur quartier. Parce que l’un d’eux m’a fait sortir de la voiture en braquant son arme sur moi, tout un groupe assistant à la scène ; ce n’était pas nécessaire, je pouvais simplement lui donner ma recette à l’intérieur de la voiture… Ils m’ont mis à terre, la foule me mettant des coups. 10 sur 1… Après cet événement, j’ai été incapable de travailler pendant 6 mois. Les taxis paient 3 000€ de charges par mois, je perdais donc beaucoup d’argent, j’étais endetté. C’était une situation très difficile. Et par chance, j’ai pu m’en sortir. Au moment où il y a eu un boom du prix des licences, j’ai revendu la mienne. Au bout du compte, j’aurai gagné 13 000€ en faisant ce métier. J’ai été taxi pendant un moment, ce métier me plaisait bien. Mais j’en serai définitivement dégouté. »

Réadaptation d’une discussion avec un ancien chauffeur de taxi.

Transporteur de greffons à l’international

Descriptif

Le transporteur de greffons à l’international est surtout conduit à transporter de la moelle osseuse ou des cellules souches d’un pays à un autre.

Il est amené à faire de nombreux voyages en Allemagne, pays où le don médical est très ancré. Pour autant, cette destination n’est pas exclusive, le transporteur peut aussi voyager vers les Etat-Unis, à Sydney, à Madrid, ou encore à Jérusalem… Ces déplacements sont réglés par la société. Arrivé sur place, le transporteur reste 2 à 3 jours avec hôtel payé et frais repas. Lors de son voyage, il passe en priorité dans les files d’attente à l’aéroport et à sa demande ou de manière spontanée, il peut facilement être surclassé en avion.

Le seul prérequis académique pour exercer ce métier est une journée de formation à l’agence de la biomédecine. Néanmoins, être transporteur de greffon est un métier assez solitaire. Et c’est surtout un métier de responsabilité. Des vies dépendent du bon accomplissement de la mission du transporteur. Il est appelé pour des situations urgentes ; et il arrive que les receveurs soit en attente de greffe depuis plusieurs années. Ce métier est donc soumis à de nombreuses procédures. Il y a par exemple une courbe de température à respecter au cours du voyage pour ne pas que le greffon soit détérioré. Ce métier génère donc une pression importante pour celui qui l’exerce. C’est ce qui conduit certains à arrêter de l’exercer.

Le transporteur de greffon est appelé à la mission. Le salaire est donc fluctuant. Il avoisine généralement les 1 000€ net par mois.